mercredi 30 décembre 2009

New York I Love You.

Une hype de plus en provenance de la Grosse Pomme. Une bande de trentenaires arty bouffeurs de pâtes japonaises comme on en voit dans les séries (j'estime que les clichés font vivre). Ça frise un peu l'hommage révérencieux aux Smiths et au label Creation. Mais puisque c'est dans l'ensemble assez réussi, je ne vois aucune raison de gueuler.

lundi 28 décembre 2009

One more

Après celui avec Casablancas, un autre morceau de Dark Night Of The Soul. Chanté cette fois par le mégalo des Flaming Lips. Leçon de finesse.

samedi 26 décembre 2009

Rosy

Ou comment chanter en français comme personne.

vendredi 25 décembre 2009

2009, plein comme un oeuf.

Dans six jours tout le monde accueillera la nouvelle année, avec plus ou moins d'optimisme, en s'adonnant à des rites orgiaques toujours plus outranciers. L'occasion pour moi de faire un point sur les disques parus en 2009 qui m'ont tantôt plu, tantôt charmé, tantôt rendu fou. Je passerai évidemment sur ceux qui m'ont tantôt ennuyé, tantôt fait vomir puisque cette part de négatif l'emporterait aisément sur la part positive. En terme de quantité, j'entends. Vous me suivez ?



Portico Quartet
- Isla

La pochette et les titres de ce disque m'ont tapé dans l'œil chez Rough Trade, remarquable disquaire londonien, lors de mon séjour dans la capitale anglaise. N'ayant jamais entendu une note de la musique jouée par ce groupe et limité par quelques insuffisances pécuniaires, je ne m'étais pas risqué à un achat "à l'aveugle". Une fois rentré et l'album téléchargé, une seule écoute suffit à me faire prendre conscience de l'ampleur de mon erreur. Et quelle ne fut pas ma déception d'apprendre ensuite qu'il est impossible de se le procurer en France. Certains parlerons d'ensemble jazz contemporain ou que sais-je encore, je me contenterai d'évoquer des plages instrumentales enchanteresses jouées par quatre musiciens virtuoses : un saxophoniste, un contre-bassiste, un batteur et un joueur de hang, instrument inventé à l'orée de notre siècle par deux helvètes à priori géniaux. Autant dire que la musique de Portico Quartet n'a rien de consensuelle. Mais ce qui compte vraiment c'est qu'il en ressort une beauté absolument évidente, un souffle de pureté rassurant, et écouter le thème de "Life Mask" me donne parfois l'impression de suffire à combler tout un pan de mon existence musicale.


The Horrors - Primary Colours

La passion du chanteur Faris Badwan pour le dessin nous donne une indication quant au titre. Jaune, rouge et bleu. Trois couleurs pour trois chansons. Les trois pierres angulaires de cet album : l'introductive "Mirror's image", chanson hantée dans laquelle Faris évoque les apparitions d'un visage féminin dans la foule et ses errances nocturnes ; "Scarlet Fields", sa ligne de basse parfaite, tout en croche, et sa romance ravageuse ; et enfin "Sea within a sea", chef d'œuvre d'étrangeté terminale de huit minutes. Tout le reste n'est que pastiche plus ou moins brillant de Joy Division, Jesus and The Mary Chain et My Bloody Valentine ("Who Can Say", "I Only Think Of You" pour le meilleur, "Primary Colours" pour le moins bon).


The XX - xx

Je découvre The XX l'été dernier, depuis : le Point Ephemère, buzz général, la Cigale, départ de la claviériste qui ne sert à rien et maintenant l'Olympia. Reste cette "Intro", "Basic Space", chanson sortie pour le meilleur d'on ne sait où, et ce triptyque final indiscutable : "Infinity", "Night Time" et "Stars". Je ne parierai pas sur un deuxième album aussi séduisant, mais sait-on jamais.



Un Homme et Une Femme
- Opium

Il est rare qu'un groupe ose le français sur une musique aussi audacieuse. Il est encore plus rare que le résultat soit aussi probant. Ils mériteraient une profession de foi mais j'ai déjà parlé d'eux plus tôt, alors je ne me répèterai pas. Il faut se précipiter sur ce disque, ainsi que sur son prédécesseur.



Franz Ferdinand
- Tonight

J'aurais pu l'oublier, faire l'impasse sur ce disque puisqu'il ne m'a en aucun cas subjugué par sa beauté. Non, les chansons de Franz Ferdinand ne sont pas belles : elles sont irrésistibles. Rythmiques phénoménales, lignes de chant héroïques jusqu'à la caricature, guitares bondissantes : on se sent tout con mais, en tout état de cause, on ne peut pas dire non à la musique de ces dandys scottish. Alors à quoi bon bouder son plaisir ? De "Ulysses", à "Lucid Dreams", en passant par "What She Came For" : l'album parfait pour tourner autour d'une table en beuglant avec ses compagnons de beuverie.


Julian Casablancas - Phrazes for the young

Julian échappé des Strokes. La quintessence des Strokes, mais pas les Strokes. Qu'importe ? Les trois premières chansons et les trois dernières sont du meilleur cru ("11th Dimension", transe rock-star garantie). On se passerait des deux valses assommantes prises en sandwich. Plus qu'à l'année 2009, ce mec a été indispensable à la décennie.

J'aurais pu parler de "La superbe" de Biolay, mais je ne l'ai pas encore suffisamment écouté. J'aurais pu parler de "Wolfgang Amadeus Phoenix", mais cela aurait eu pour effet de rabaisser quelque peu la valeur de l'ensemble des albums cités. Enfin, j'aurais pu parler de "Humbug", mais j'ai déjà trop parlé des Arctic Monkeys dans ma jeunesse, et il ne faut pas se mentir, ils ne me font plus le même effet.

J'ai peut être omis de m'épancher sur un ou deux albums importants, mais surement pas plus. Voilà maintenant que j'en ai fini avec mon époque dégueulasse, je m'en retourne soulagé à la soul des années 70, à Tuxedomoon et aux albums de cet inverti d'Arthur Russel.

jeudi 24 décembre 2009

Ciné-pas-content-c'est-pas-mon-problème.

La chanson est "Cambodia" de Kim Wilde, le reste se passe d'explication.

samedi 19 décembre 2009

Révélation.

On s'en doutait, c'est désormais un fait avéré : le vrai génie des Arctic Monkeys, c'est Matt Helders.

FURIE.

jeudi 10 décembre 2009

Hardy et le Prince.

Magnifiquement reprise par le Prince Miiaou à L'international Lundi dernier. Veuillez agréer.

vendredi 4 décembre 2009

Sound from my parisian flat #1

Un peu de mauvais goût, peu importe. Dans le poste radio à 3h du mat' ça défonce.

lundi 30 novembre 2009

Masterpiece

Je sortirai de la salle avec 10 ans de moins. Positivement régressif.

Beach House

Leur nouvel album "Teen Dream" est, comme son prédécesseur "Devotion", le disque hivernal parfait. Il sort en Janvier et je vais les voir à la Maroquinerie le 20 Février. Venez.

dimanche 29 novembre 2009

My love for you...

"Strawberry Letter 23" des Brothers Johnson. Sur l'OST de "Jackie Brown". Comme pour "Blue Monday People", j'aimerais entendre ce morceau dans un bar mais les mecs du Motel s'obstinent à passer des trucs krautrock des années 80.



"We almost lost detroit" de Gil Scott-Heron. De l'album "Bridges" (1977). J'aimerais entendre ça dans un salon parisien à haut plafond. J'imagine les murs blancs immaculés, les tapis d'orient, les canapés beiges et ce morceau qui couvre d'un drap de velours les discussions des convives. Celles que je ne comprends jamais.

samedi 28 novembre 2009

Keep Cool.

Clip du tonnerre.

samedi 21 novembre 2009

Dominique A : Crucial

La voix de ce mec me tue. Son album "Auguri" tient du génie (les chansons "Pour la peau", "Le commerce de l'eau", "Antonia"). Je sais aussi que l'album "La mémoire neuve" me plait (la chanson "Les hauts quartiers de peine" notamment).

Un Concert à Emporter - Dominique A #2 - "Antonia" from La Blogotheque on Vimeo.





Les avalanches.

samedi 14 novembre 2009

C'est super d'avoir un portable à Piccadilly parce que ça permet de prendre des photos inutiles.

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Un homme et une femme.

L'un des groupes français les plus intéressants de la décennie. Passé totalement inaperçu. J'ai d'abord été attiré par l'association Sonic Youth - Dominique A mais je trouvais la voix exagérément maniérée. J'ai fini par m'absorber totalement dans des écoutes fiévreuses de leurs deux albums "Alamera" et "Opium". Les morceaux "La seconde", "Comme des dollars" et "Ma vie invisible" sont, selon moi, des chefs d'œuvre définitifs. Une session acoustique délectable sur l'excellent site Froggy Delight : http://www.froggydelight.com/froggydelight.php?mode=audio&numsession=111

dimanche 4 octobre 2009

Night Time.

Visages poupons, enchevêtrements de voix cotonneuses, delay, réverbérations, abattement propre à ceux de notre génération qui ont du mal à croire à ce qu'on leur montre. Se résigner et trouver refuge dans l'introspection et la tendresse de la nuit. Je vous invite à essayer de comprendre The XX. Vraiment.

mardi 18 août 2009

Untitled.

il est maintenant 5h32 du matin. nous avons dansé. toute la nuit. nous avons bu du champagne. dans des coupes. nous nous sommes lamentablement trainés. du bar jusqu'au podium. tout ça pour finir dans le ventre d'une baleine. putain. le jour se lève. dehors. mais on ne voit rien. dedans. guide moi Michael. guide moi.

mardi 14 juillet 2009

Stephen Street.

Je vais m'attarder un tant soit peu sur le génie d'un des producteurs les plus influents d'outre-manche. Il ne sera donc pas question de l'assassin présumé Phil Spector, génial bras droit des Ronettes, puis des Beatles et des Ramones. Ni même de ce gros Timbaland, producteur-tuning, qui brille par sa dernière collaboration avec notre Billy Crawford national : j'ai nommé Matt Pokora. Non, rien de tout ça. Je compte plutôt vous mettre sous le nez les mets des plus raffinés que Stephen Street, fantastique chercheur d'arômes sonores, nous a concocté tout au long de sa carrière.



Au commencement, un petit groupe de ska/pop dans lequel Stephen Street tenait la basse au côté du futur producteur de Massive Attack. Guidés par je ne sais quel instinct salvateur les deux hommes décident finalement de se tourner vers la production. Street se fait d'abord la main auprès de quelques groupe reggae et du chanteur de Duran Duran, le tout en tant qu'ingénieur du son. Puis, au coeur des eighties, l'opportunité lui est offerte d'occuper ce poste d'ingénieur sur le deuxième album du groupe de Rought Trade qui monte. The Smiths. La collaboration entre le gang du Moz et Stephen Street ne prendra fin qu'avec la dissolution du groupe. Il en découlera trois albums qui resteront surement dans les anales de ce que l'angleterre nous a offert de mieux, avec Ian Curtis, le personnage de Mercutio, et les années Cantona : "Meat is murder", "The queen is dead" puis "Strangeways, Here We Come". Dernier effort sur lequel Street est enfin crédité en tant que producteur et non plus ingénieur. Comprendre donc que le son profond et habité des Smiths vient en partie de cet homme.



Très vite après la séparation des Smiths, Morrissey rappelle Street dans l'idée de s'octroyer une fois de plus les services du jeune producteur (à peine trente ans à l'époque). Les deux hommes et Vini Reilly, guitariste de The Durutti Column (que je conseille vivement), commencent alors à bûcher sur le premier album solo du Moz. Cette fois Street, en plus de son travail de producteur, prend aussi part à la composition. L'album "Viva Hate" née de cette entente relative, Reilly et Street se tirant ensuite la bourre pour les droits. Reste que l'album est aujourd'hui l'un des plus crédibles du Moz en solo avec des titres comme "Everyday is like sunday" ou "Margaret on the guillotine".



Les années 90 pointent le bout de leur nez et en angleterre fleurissent un peu partout des groupes comme Pulp, Oasis ou Suede, que le New Musical Express aura vite fait d'étiquetter "Brit pop". Parmi ces groupes : Blur. Stephen Street entend leur single "She's so high" et décide de contacter le manager du band de Damon Albarn. L'affaire se fait vite et il est décidé que Street produira le deuxième album. L'alliance fonctionne mais c'est avec le troisième, "Parklife", que Stephen Street fait encore valoir ses dons de producteur. L'album demeure l'une des pierres angulaires de la musique anglaise de fin de siècle. S'en suit l'excellent éponyme "Blur" et ses tubes "Beetlebum" et "Song 2". A ce moment, Stephen Street a fini d'asseoir sa popularité puisqu'il a aussi trouvé le temps de travailler, en parallèle de Blur, aux premiers albums des Cranberries, sur lesquels figurent les hymnes "Zombie" et "Ode to my family".





La suite : encore quelques piges avec les Cranberries et après que Graham Coxon ait décidé de quitter Blur, c'est à Street qu'il fait appel pour l'aider à produire ses albums solo. Le producteur s'occupe aussi des albums des relous Kaiser Chiefs qui ne jurent que par Blur et des chouettes Ordinary Boys qui ne jurent de rien. En Bref, les années 2000 semblent assez calmes pour le quasi-mythique producteur. A priori aucun nom en devenir de la pop musique à épauler en vue.

Ce serait sans compter sur le destin qui veut qu'en 2007, Stephen Street trouve sur sa route les squelettiques Babyshambles et leur leader toxique, idole de toute une frange de notre génération, Pete Doherty. Qui d'autre pour remettre sur pied le jeune songwritter. Qui d'autre que Stephen Street, producteur des Smiths, le groupe chéri de l'ancien des Libs. La tâche est pourtant plus qu'ardue. En effet, il se trouve qu'en 2007 il ne reste plus grand chose de Doherty, et si les autres membres du groupe sont ravis de travailler avec Street et voient à travers lui l'occasion de sortir un bon album, après un premier support assez inégal, le chanteur semble avoir d'autres préoccupations. Mais l'abnégation de Street, convaincu du talent du garçon, finira par prendre le dessus sur les addictions de Doherty. Ce dernier se rappelle du producteur venant le chercher jusque dans les toilettes pour l'emmener faire ses prises de chant en cabine. Au final, les efforts consentis par les deux partis permettent la sortie de ce "Shotter's Nation", témoignage post-Libertines le probant du talent de Doherty.



Suite à cela, Street a apporté son savoir faire aux Courteeners, pâle ersatz des Smiths, a remixé le single "Small Town Girl" des Good Shoes et a une nouvelle fois aidé Doherty sur son album solo "Grace/Wastelands". Aux dernières nouvelles, les BB Brunes pensaient à lui pour leur deuxième album mais entendez le bien, le premier groupe français avec lequel Stephen Street travaillera sera à l'évidence AB. Et ouais.

lundi 6 juillet 2009

Malte, 1er Juillet 2006.


Un morceau d'éléctro un peu bateau me ramène trois années en arrière. En 2006, au cœur de l'été Maltais. Des dizaines d'images se mélangent dans mon esprit, toute une part de ce que je suis. La chaleur écrasante, des nuits si claires, toute la force que me procuraient mes seize ans, toutes ces sensations qu'il m'était offert de découvrir. Toutes ces énergies que générait mon esprit fécond passaient par mon corps et allaient directement électrifier mes sens. Et puis, un génie. De ces génies qui tatouent les cœurs de générations entières. Le naturel absolument parfait de ses gestes, le mouvement du ballon, consubstantiel aux siens, les trajectoires de ses passes, déliées, graciles, presque sensuelles. L'impression de toute puissance, d'invulnérabilité qu'il dégageait. Il m'apparaissait alors qu'aucun élément extérieur ne pouvait arrêter le numéro 10 de l'équipe de France et que son histoire allait de pair avec cet été fantasque et insouciant qui était le mien. Il me semblait que plus rien ne gravitait autour de ce monde chaud, tendre et rassurant que je m'étais créé en si peu de temps. L'immensité de la pelouse, les autres protagonistes, passé, présent et futur étaient totalement éludés. Ce génie dominait les éléments, savait accélérer et ralentir à l'envie l'écoulement des secondes. Contempler cet être se mouvoir suffisait. Il ne restait plus que cette volupté, la plénitude, mille couleurs captivantes et décisives, le battement profond et envoûtant du monde, le sien et le mien.

(Je ne crois pas que regarder un résumé de France-Brésil 2006 ou France-Portugal 2006 en écoutant le morceau "World, Hold On" de Bob Sinclar puisse aider à comprendre tout ça, mais vous pouvez toujours essayer.)

vendredi 26 juin 2009

Gorillaz - "Clint Eastwood" et digressions.



J'avais 11 ans quand j'ai découvert ce morceau. Je me souviens que le clip était passé sur la chaine Game One. J'avais adoré. A l'époque j'écoutais aussi Manu Chao, Noir Désir, Renaud et Louise Attaque. A la maison mon père passait souvent les Beatles, les Doors, les Stones. Des trucs comme ça. Et ma mère chantait en s'accompagnant à la guitare : "Zombies" des Cranberries ou "Everybody's Hurt" de REM, qu'elle connaissait à travers la reprise des Corrs, du Gainsbourg, Birkin, Sheryl Crow, du Pretenders...

Dernièrement j'ai lu une interview des Mystery Jets dans laquelle ils racontent des choses intéressantes à propos de la musique de notre enfance : "What you listen to as a child is really important, it becomes like one of your limbs. It dictates the way you create things and the way you see the world. Everything I listen to now is really interesting and very fascinating but it’s not my soul." ("Ce que tu écoutes étant enfant est très important, cela devient une partie enfouie de toi même. Cela aura des répercussions sur ta façon de créer des choses ou de voir le monde. Tout ce que j'écoute maintenant est vraiment intéressant et fascinant mais ça ne fait pas partie de mon âme.")

Alors voilà, tout ça me travaille un peu. Et puis le clip est chouette aussi.

samedi 9 mai 2009

La voix.

Les strokes tout ça, "Is this it ?" en 2001, le retour du rock, de la marque Converse, du slim et de la mèche. Des putains de chansons. Tout ça. Et puis cette voix. Cette voix faussement lassée de fin d'adolescence, cette voix qui a l'odeur de New-York et qui n'arrivera jamais à s'en débarrasser, saturée pour le paraître sur les deux premiers albums, puis finalement pleinement assumée sur le dernier ouvrage des Strokes. Cette voix on la retrouve sur l'album de Dark Night Of The Soul, projet abscons mené de front par Danger Mouse (moitié de Gnars Barkley) et Sparkelhorse. Mais merde, cette voix... Le principe est d'inviter un chanteur pour chaque morceau de l'album. La production est formidable et on retrouve cette voix sur la chanson "Little Girl" . Cette voix, c'est celle de Julian Casablancas.

Dark Night of the Soul - Little Girl (feat. Julian Casablancas)

mardi 21 avril 2009

Hyperclean

La chanson "Pistolet" du groupe Hyperclean, brillant : http://www.deezer.com/track/222088

mercredi 15 avril 2009

Parce qu'Oasis c'était ça.

Des gueules de singes, des looks pathétiques, de mauvais musiciens. Et quelques chansons incroyables.

jeudi 9 avril 2009

Quand Vampire Weekend reprend Plastic Bertrand.

"Allez hop !
T'occupe
T'inqu'ète
Touche pas ma planète
It's not today
Quel le ciel me tombera sur la tête
Et que la colle me manquera !"

VAMPIRE WEEKEND : Ca plane pour moi - Taratata
TARATATA N° 294 (Tour. le 27/10/08 / Diff. France 4 le 09/01/09)

vendredi 3 avril 2009

Désolé.

Juste pour cette phrase "J'ai aimé votre visage à la lumière du péage". Parce que c'est beau je trouve. On ne se refait pas.

Apostrophes.

Durant vingt ans Apostrophes fût l'émission littéraire constipée et chauvine par excellence. Bukowski est prié par son éditeur français d'accepter l'invitation que lui fait la télévision française. Le résultat fût détonnant. Le vieux dégueulasse ne tient pas du tout au voyage et, pour changer, s'arsouille la gueule bien avant de rejoindre le plateau, détail qu'oubliera de préciser l'immondice qui sert de présentateur à l'émission : Bernard Pivot. Considéré sous un jour plus actuel, l'homme de télévision semble absolument odieux et suffisant, méprisant l'auteur tout au long de l'émission, mais il faut dire qu'à l'époque (nous sommes en 78, sous Giscard) l'attitude de Bukowski avait littéralement défrayé la chronique. Reste que son apparition avait permis aux ventes de l'américain de décoller dans l'hexagone.

A propos de cette expérience Bukowski racontera plus tard : "Ha ! Ha ! Ha ! Je me fous toujours dans des situations pas possibles. Mais quelle coterie de snobs ! C'était vraiment trop pour moi. Vraiment trop de snobisme littéraire. Je ne supporte pas ça. J'aurais dû le savoir. J'avais pensé que la barrière des langues rendrait peut-être les choses plus faciles. Mais non, c'était tellement guindé. Les questions étaient littéraires, raffinées. Il n'y avait pas d'air, c'était irrespirable. Et vous ne pouviez ressentir aucune bonté, pas la moindre parcelle de bonté. Il y avait seulement des gens assis en rond en train de parler de leurs bouquins ! C'était horrible... Je suis devenu dingue."

Il n'y a plus qu'à apprécier.

lundi 23 mars 2009

Santigold.

Tout son album est sacrément chouette. Point.

dimanche 15 mars 2009

Les bonnes chaussures.

Alors oui la qualité est pourrie. Alors oui il semblerait que Good Shoes ait beaucoup écouté les Foals. Alors oui le chanteur a vraiment un bonne tête de moine. Mais bordel ces nouvelles chansons sont vraiment géniales et le deuxième album s'annonce brillant.
Aussi, pour les puristes voilà un lien permettant de visionner l'ensemble d'un concert récent. Le groupe joue plusieurs nouvelles chansons, dont "The way my heartbeat" et "Then she walks away", placées respectivement 2e et 3e dans le set, qui sont purement énormes. Cliquez ici.




dimanche 8 mars 2009

Control Club

Je connais Control Club depuis longtemps parce qu'il est difficile de passer à côté d'un groupe qui compte en son sein deux anciens membres d'AS Dragon. Pour rafraichir les mémoires les plus défaillantes AS Dragon était le groupe phare de Tricatel, label de Bertrand Burgalat, l'une des figures emblématiques qui font la pluie et le beau temps sur ce qu'est aujourd'hui la scène française dite plus ou moins de bon goût.

A l'époque AS Dragon née des cendres du groupe Montecarl. Les musiciens restants, après avoir accompagné Burgalat, recrutent Natasha au chant, sorte d'Iggy Pop au féminin. Tout ce petit monde sort deux albums soignés, se prend le bec, puis va voir ailleurs. Natasha monte Oh La La, Stephane Salvi et Hervé Bouétard, respectivement guitariste et batteur, montent Control Club avec deux copains.

Après avoir opéré dans l'orfèvrerie pop qu'est Trical les deux musiciens se permettent avec Control Club une approche souvent plus musclée et légère de la chansons. Mais jamais gratuite. Toujours sertie de talent. En français ou en anglais. Le riff de "Fin du Monde" est définitivement sale et méchant et "Rougir" est une course effrénée contre le malaise amoureux, dotée d'un refrain agréablement entêtant. On apprécie entre autres la rondeur du morceau "Inconsolable" qui s'accorde à merveille avec la grivoiserie de son texte. Par ailleurs, les quatre compères, jamais à cours, savent s'autoriser des respirations plus psychédéliques (la douceur "Jacqueline", où la voix évoque irrémédiablement Dominique Laboubée, chanteur des Dogs), ou plus funk ("I'll Try").

En franchissant avec élégance les barrières de la bienséance pop, les Control Club ont visé juste. Signés récemment sur Diamond Traxx, label des Hushpuppies, ils verront leur premier album "Morphine Ballroom" sortir le 23 Mars.

http://www.myspace.com/controlclub

Nous n'avons pas fini d'en bouffer.

J'avais pourtant la certitude que les Arctic Monkeys faisaient partie de mes antécédents musicaux. Cette nouvelle chanson vient tout chambouler.


De la nécessité d'avoir du talent pour blogger.

Blogger nécessite à coup sur certains talents conjugués à de cruelles carences en matière de pudeur. J'imagine que certaines personnes ont la très moderne capacité de dynamiter les foules à chaque nouvel article qu'elles publient "on the web". Laissez moi vous prévenir que mes articles à moi n'auront rien de très prophétique. Ce blog sera nourri de diverses recettes de cuisines, de sages aphorismes, provenant le plus souvent de l'inépuisable culture traditionnelle celte et de conseils avisés en matière d'entretien du corps. Voilà, à vos écrans, bonne lecture bande de cons.