dimanche 8 mars 2009

Control Club

Je connais Control Club depuis longtemps parce qu'il est difficile de passer à côté d'un groupe qui compte en son sein deux anciens membres d'AS Dragon. Pour rafraichir les mémoires les plus défaillantes AS Dragon était le groupe phare de Tricatel, label de Bertrand Burgalat, l'une des figures emblématiques qui font la pluie et le beau temps sur ce qu'est aujourd'hui la scène française dite plus ou moins de bon goût.

A l'époque AS Dragon née des cendres du groupe Montecarl. Les musiciens restants, après avoir accompagné Burgalat, recrutent Natasha au chant, sorte d'Iggy Pop au féminin. Tout ce petit monde sort deux albums soignés, se prend le bec, puis va voir ailleurs. Natasha monte Oh La La, Stephane Salvi et Hervé Bouétard, respectivement guitariste et batteur, montent Control Club avec deux copains.

Après avoir opéré dans l'orfèvrerie pop qu'est Trical les deux musiciens se permettent avec Control Club une approche souvent plus musclée et légère de la chansons. Mais jamais gratuite. Toujours sertie de talent. En français ou en anglais. Le riff de "Fin du Monde" est définitivement sale et méchant et "Rougir" est une course effrénée contre le malaise amoureux, dotée d'un refrain agréablement entêtant. On apprécie entre autres la rondeur du morceau "Inconsolable" qui s'accorde à merveille avec la grivoiserie de son texte. Par ailleurs, les quatre compères, jamais à cours, savent s'autoriser des respirations plus psychédéliques (la douceur "Jacqueline", où la voix évoque irrémédiablement Dominique Laboubée, chanteur des Dogs), ou plus funk ("I'll Try").

En franchissant avec élégance les barrières de la bienséance pop, les Control Club ont visé juste. Signés récemment sur Diamond Traxx, label des Hushpuppies, ils verront leur premier album "Morphine Ballroom" sortir le 23 Mars.

http://www.myspace.com/controlclub

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